mercredi 30 décembre 2009

D'autres scientologues dénoncent les abus de David Miscavige

Le quotidien américain St. Petersburg Times termine l'année en force et publie le récit de trois ex-membres de haut niveau de l'organisation de la scientologie qui témoigne des abus financiers et psychologiques dont ils ont été témoin.

S'ils affirment encore croire aux écrits de L. Ron Hubbard, Geir Isene, Mary Jo Leavitt et Sherry Katz sont toutefois en désaccord avec les pratiques de la multinationale, à tel point qu'ils dénoncent maintenant l'administration du chef de la secte, David Miscavige.

Les trois ont atteint le plus haut grade possible en scientologie (OT VIII).

Extrait:

The next 18 months she struggled to balance the demands of running an art studio and working at a gallery with her nights and weekends working as a paid church executive. By summer 2008, she said, she was dealing with church staffing shortages, incomplete projects and directives for new projects she viewed as unattainable.

Things got worse. Scientology had launched its push to sell the re-released, 14-volume sets of Hubbard's basic teachings, plus four additional texts and hundreds of hours of recorded lectures. The cost: $3,000.

"It was absolutely insane," Katz said. "You had staff members calling (parishioners) at 1 o'clock in the morning and 2 o'clock in the morning. Staff not getting any sleep. It was complete insanity. And it went on month, after month, after month, after month."

Katz said some parishioners changed their phone numbers to avoid the sales calls, which caused her problems when she couldn't reach them to schedule their auditing.

Anonymous: revue de l'année 2009 en vidéo

Pour clore l'année 2009, voici une revue de l'année en vidéo produite par Anonymous.

dimanche 27 décembre 2009

Qu'est-ce que vous cache Narconon Trois-Rivières?

Narconon Trois-Rivières semble fier de sa nouvelle cuvée de recrues scientologues gradués, comme en fait foi ce vidéo que Narconon a mis en ligne dans YouTube:



Bien entendu qu'Anonymous a posté des commentaires à ce vidéo. Et a posé des questions.

Pourquoi les liens entre Narconon et la scientologie sont-ils cachés? Où sont les études indépendantes prouvant leurs allégations selon lesquelles le taux d'efficacité du programme est de 70%? Et pourquoi les gens dans ce vidéo ont de l'air malades et absents alors qu'ils viennent pourtant de sortir d'une cure de désintoxication?

Réponse? Les commentaires ont été effacé.

Qu'il le veille ou non, Narconon devra fournir des réponses. Plus tôt que tard.

Qu'est-ce que Narconon vous cache? Ses mensonges et ses liens avec la scientologie.

samedi 19 décembre 2009

Vidéo: compte-rendu de la manifestation d'Anonymous du 5 décembre dernier

Voici un vidéo des faits saillants de la manifestation d'Anonymous du 5 novembre 2009 contre la secte de scientologie, au coin de Papineau et Mont-Royal à Montréal.



jeudi 17 décembre 2009

La scientologie en «croisade» pour «sauver la planète» (2): vidéo d'une soirée de levée de fonds à Montréal

Dans notre dernier billet, nous vous mentionnons l'existence d'une surréaliste vidéo où la scientologie ordonnait à ces membres de donner de l'argent pour construire ou rénover des méga-commerces de scientologie.

Qu'en est-il au Québec?

À Québec, elle a rénové un édifice dans le quartier Saint-Roch au coût de quatre millions de dollars. Les rénovations y sont presque terminés, comme le montre ce vidéo:



À Montréal, elle a acheté l'Édifice La Patrie en 2007 au coût de 4,7 millions de dollars. L'édifice est toutefois laissé à l'abandon: la secte admettait l'hiver dernier éprouver des problèmes financiers.

Ce n'est toutefois pas faute de tenter de plumer ses membres, tel que le prouve ce vidéo posté dans l'Internet en 2007. Cet extrait d'une soirée de levée de fond de huit heures trente (!) qui s'est terminé à 3:30 du matin (!!) a tout de la mise en scène afin de laver le cerveau des adeptes et leur convaincre de donner tous leur avoir. On y voit une dame qui, à 1:30 du matin (!!!), s'engage à donner 2,200$ (!!!!). Notez que la mise en scène - le choix de musique et le faux enthousiasme des gens -, l'heure à laquelle s'est déroulé l'évènement - de 19h à 3h30 du matin - et sa durée passablement longue - 8h30 heures - sont fait sur mesure pour créer une «folie dépensière» chez les participants.



(Note à nous-mêmes: faire jouer I'm So Excited à tue-tête lors de notre prochaine manifestation.)

mercredi 16 décembre 2009

La scientologie en «croisade» pour «sauver la planète» (1): Nancy «la voix de Bart Simpson» Carthwright dans un vidéo de levée de fonds de la secte

Une nouvelle fuite dans l'internet: ce vidéo interne de l'organisation de scientologie mettant en vedette la voix de Bart Simpson, la scientologue Nancy Cartwright - la blonde au chandail bleu:



Le vidéo veut convaincre les scientologues de construire des «orgs idéales» - en gros, des Wal-Mart de scientologie - dans lequel les membres de la secte pourront amener leurs proches afin qu'ils se fassent recruter.

C'est ainsi que la multinationale part en «croisade» - c'est leur choix de mot - pour construire des «orgs idéales» partout dans le monde d'ici 2010, ce qui va permettre de«nettoyer la planète» («clear the planet») pour l'Éternité et sauver une Humanité qui s'en va en perdition. Nous n'exagérons rien: voyez ce choix de citation tiré sur vidéo:

  • 2:16: «That dwindling spiral that keep going down will stop and the reverse... that's gonna salvage our planet!»
  • 3:10: «Without us actually doing something and changing the course of the future with us like, "rhaaahh!!!", getting in there... it's a no go... and I don't want to live like that for the rest of my Eternity»
  • 4:14: «This is not a small game, this is Eternity! And when you make that investment in a Ideal Org you're investing in your own eternity!»
  • 5:57: «Every eternity to come starts with a single step.»
  • 6:05: «Let's clear this planet in this lifetime!»
Que conseille Nancy Cartwright à 5:06 afin que ce projet ce concrétise? «I got a chalkboard in my kitchen and you know what is say on it? GIVE MORE!» (Carthwright est bien placé pour parler, elle a donné 10 millions de dollars à la scientologie en 2008...)

La secte, qui brasse un chiffre d'affaire d'un milliard de dollars par année, n'a visiblement pas pompé assez d'argent de la poche de ses membres.

lundi 14 décembre 2009

Décès d'une scientologue et de sa fille dans des circonstances nébuleuses


Le quotidien britannique The Guardian rapporte le décès de Judith Richmond, une fleuriste de 41 ans qui souffrait de trouble bipolaire, et de sa fille Millie, qui souffrait d'«infirmité motrice cérébrale».

Fleuriste d'Élizabeth II, Richmond était scientologue; elle était convaincu que sa fille ne souffrait pas d'un trouble de santé mentale mais d'un empoisonnement au plomb. Elle est décédée en administrant un traitement pseudo-scientifique à sa fille.

La scientologie ne reconnaît pas les problèmes de santé mentale et proscrit par contrat ses membres de choisir des traitements de psychiatrie.

Extrait du rapport du coroner:

“It has not been possible to determine whether Millie died in the bath or the lake. The most obvious assumption is that in trying to assist Millie with one of the experimental treatments by massaging her with oils in the bath somehow Millie drowned and was carried to the lake by her mother who perhaps realised the enormity of the accident which had just occurred and took her own life.

"The second possibility is that they went to the lake together, probably at Mrs Richmond's insistence to get away from the house and the metal and all of those things which she thought to be harmful to Millie.

"Either of those two scenarios is entirely speculative but on the balance of probabilities I think it is more likely than not that Millie died in the bath.”

"I think whatever happened there is no evidence to suggest anything other than an accidental death in relation to Millie."


Le plus tragique dans cette histoire? Si Richmond et sa fille avait consulté un psychiatre ou un médecin, elle serait toutes les deux en vie aujourd'hui.

dimanche 13 décembre 2009

Scientologie: Nicole Kidman et la déconnexion



Depuis les débuts de la campagne d'Anonymous contre les abus financiers et psychologiques de la scientologie, au moins deux ex-scientologues oeuvrant à Hollywood ont osé dénoncer la secte: l'acteur Jason Beghe et le réalisateur et scénariste Paul Haggis.

En entrevue avec Nicole Kidman, le journaliste de la BBC Andrew Marr lui a donc demandé quel était sa position par rapport à la scientologie.

Kidman fût, entre 1990 et 2001, la conjointe de Tom Cruise. S'il est documenté qu'elle a suivi des «cours» de scientologie lors de cette période, il est aussi documenté que Kidman avait des réticentes envers les enseignements de la multinationale. C'est d'ailleurs la raison, selon plusieurs ex-scientologues, pourquoi Cruise a demandé le divorce en 2001.

Voici la conversation, tel que rapporté par le Sydney Morning Herald:

Marr said: "Scientology. It is, a lot of people would say, a bullying cult."

Kidman replied: "I'm here to publicise Nine. If I was here to do an expose on myself then I'd be like, `let's go,' but I have no interest in discussing any of that."

Marr said: "You don't want to talk about Scientology in any way at all?"

Kidman answered: "Nope. I'll talk about Nine."

S'il est mal vu d'utiliser une tournée de promotion d'un film afin de parler de sa personne - parlez-en à Tom Cruise, qui a détourné la campagne de promotion de War Of The World afin de parler de scientologie et de sa liaison avec Katie Holmes - il y a possiblement une autre raison.

Lors de leur mariage, Cruise et Kidman ont adopté deux enfants, Isabella et Connor, tous les deux sous la garde de Cruise. Si Kidman avait critiqué la scientologie, il aurait mis en application ce que les scientologues nomment «la politique de déconnexion». Selon L. Ron Hubbard, une personne en contact avec une personne qui critique la scientologie est «une source potentielle de problème» (PTS, en jargon scientologue). Cette personne doit alors être «manié»:

"A Scientologist can become PTS by reason of being connected to someone that is antagonistic to Scientology or its tenets. In order to resolve the PTS condition, he either HANDLES the other person's antagonism (as covered in the materials on PTS handling) or, as a last resort when all attempts to handle have failed, he disconnects from the person. He is simply exercising his right to communicate or not to communicate with a particular person."

En clair: si Kidman avait critiqué la secte, il y a aurait de fortes chances qu'elle se soit vu privé de voir ses enfants car elle aurait été une «une source potentielle de problème».

L'histoire de Nicole Kidman n'est pas unique. En fait, elle est le lot de dizaines de milliers de familles détruites par cette pratique. Des histoires comme celles de Nicole Kidman, Jean-Paul Dubreuil, Susan Talbot ou Ida Camburn sont légions... et inadmissibles dans une société comme la nôtre.

mardi 8 décembre 2009

Conférence de l'avocat Graham Berry à Hambourg: comment la scientologie s'attaque à la liberté d'expression

Tel qu'annoncé précédemment, les Anonymous de Hambourg ont organisé il y a quelques jours une série de manifestation contre les abus de la scientologie. Était présent l'avocat Graham Berry, critique de la scientologie et avocat d'un grand nombre d'ex-scientologues, qui a donné une conférence sur les dangers que représente la scientologie contre la liberté d'expression.

Berry affirme que l'un des divisions de la scientologie, l'Office of Special Affairs, enquête et harcèle ses détracteurs; cela peut aller de la diffusion de fausses informations jusqu'au poursuite-bidon en cour, en passant par l'obtention de renseignements confidentiels afin d'effectuer du chantage. Il rapporte même que des parents de participants d'Anonymous ont reçu de fausses mise en demeure.

Selon Berry, la secte donne carte blanche à ses membres afin qu'ils commettent des crimes envers les critiques, «pourvu que ce crime soit fait dans l'intêret de la scientologie» - les lecteurs réguliers de ce blogue connaissent cette politique sous le nom de Fair Game.

Vous pouvez regarder cette conférence de Graham Berry dans YouTube: partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4.







dimanche 6 décembre 2009

Photoroman: quand Jean Larivière rencontre Patrick Lagacé...

Tel que mentionné dans un billet précédent, l'équipe de l'émission «Les Francs-Tireurs» a visité Anonymous et en a profité pour interviewer le directeur du commerce de scientologie, Jean Larivière.

Qu'ont-ils pu se dire? Place à la magie du photoroman...












samedi 5 décembre 2009

Manifestation du 5 décembre: succès inespéré!

Une vingtaine de participants d'Anonymous ont protesté en face des locaux de la scientologie samedi le 5 décembre. Au programme: beaucoup de tracts remis au citoyen, des déguisements sous le thème de Noël... et la visite de Patrick Lagacé de l'émission Les Francs-Tireurs. Hé oui, Anonymous va passer à la télé sous peu...

En attendant un vidéo des faits saillants de la manifestation, voici des photos:




jeudi 3 décembre 2009

Paul Thomas Anderson s'attaquera t-il à la scientologie?

Le nouveau projet du réalisateur Paul Thomas Anderson (Boogie Night, There Will Be Blood) ne manque pas d'intêret: nommé The Master, le film se déroule en 1952 et met en vedette Philip Seymour Hoffman dans le rôle-titre... d'un gourou d'une nouvelle secte en pleine expansion!

Coïncidence? C'est également l'époque où le fondateur de la scientologie, l'auteur de science-fiction L. Ron Hubbard, connaît un spectaculaire succès de librairie avec son traité de pseudoscience La Dianétique.

Ironie du sort, Anderson a déjà tourné Magnolia avec nul autre que Tom Cruise dans le rôle d'un charismatique gourou de la drague.

mercredi 2 décembre 2009

Montréal: Manifestation contre la scientologie, le 5 décembre dès midi au coin de Papineau et Mont-Royal

Le collectif citoyen anti-scientologie Anonymous est fier d'organiser son party de bureau en plein air en face du commerce de la scientologie au coin des rues Mont-Royal et Papineau le 5 décembre entre midi et 16h.

«On a essayé de louer une salle de réception, mais, compte tenu des coûts, on a laissé tombé, avance le porte-parole d'Anonymous, François Choquette. Un prince nigérien nous avait promis un chèque de 15 millions de dollars signé par Georges W. Bush et il n'est jamais arrivé.»

Anonymous devra donc s'en tenir à son plan B: manifester en face des locaux de la secte de scientologie et faire les clowns. «Ça va être aussi le fun qu'un vrai party de bureau, mais sans boisson et sans mononc' pour compter des jokes grivoises.»

Des Anonymous de Québec, d'Ottawa et de la Nouvelle-Angleterre seront aussi présents à Montréal. «Ils sont mieux d'être prêt, de soutenir Choquette, parce qu'ils n'auront jamais vu ça, des nids-de-poule gros de même.»

Anonymous célèbre une année 2009 faste où la scientologie a été dénoncé comme jamais partout à travers le monde. En France, la secte a été reconnu coupable «d'escroquerie en bande organisé»; en Australie, l'idée d'une commission d'enquête sur la scientologie fait son chemin au Sénat; aux États-Unis, des centaines d'ex-membres de la scientologie, dont des anciens hauts-gradés, sortent de l'ombre et accusent la secte de de bafouer les droits de l'homme et de détruire les familles afin de garder le contrôle sur ses membres. De nombreux témoignages dénoncent la violence dont fait preuve le chef de la multinationale, David Miscavige, envers ses employés.

Ici même, Anonymous manifestait en avril dernier contre la tenue à l'Université Concordia de l'exposition anti-psychiatrie de la Commission des Citoyens pour les droits humains, une organisation de façade de la secte de scientologie. La campagne d'Anonymous contre l'Université Concordia et le CCDH a porté fruit; cette même exposition, qui devait se tenir en octobre, a été annulé.

Anonymous célèbre les succès de l'année 2009 dans sa campagne de sensibilisation envers les abus psychologiques, financiers et physiques de la scientologie, et prévoit démarrer 2010 sur les chapeaux de roue. «Si la scientologie croit que l'année 2009 a été difficile, c'est qu'elle n'a pas encore connu 2010.»

À PROPOS D'ANONYMOUS:

Anonymous est un collectif citoyen mondial qui, depuis janvier 2008, dénonce les abus financiers et psychologiques causés par «l'Église» de scientologie. Anonymous est d'avis que cette corporation, qui se fait passer pour une religion, représente un réel danger pour notre société démocratique. Anonymous est actif dans une centaine de villes à travers le monde, répartis dans une vingtaine de pays sur les cinq continents.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à visiter les sites suivants:

http://anonymousmontreal.blogspot.com/
http://qcanon.ning.com/
http://www.whyweprotest.net/fr
http://www.youfoundthecard.com
http://www.exscientologykids.com


Contact: Anonymous Montréal - xenumontreal (at) gmail (point) com

-30-

dimanche 29 novembre 2009

jeudi 26 novembre 2009

La scientologie et son chef, David Miscavige, poursuivi pour esclavage

Aux États-Unis, l'ex-scientologue John Lindstein poursuit la secte de scientologie ainsi que son chef, David Miscavige, pour «esclavage» (human traficking), «infraction aux lois régissant le salaire minimum et le nombre d'heures de travail» (violation of wage and hour laws) et «pratique commerciale contrevenants aux lois californiennes» (unfair/illegal business pratices actionable under California B&P) .

Selon la poursuive Lindstein a travaillé à Gold Base, la base de la scientologie à Hemet, en Californie, dès l'âge de 8 ans. À 10 ans, il travaillait déjà 15 heures... par jour.

La poursuite soutient que les scientologues travaillaient plusieurs jour consécutifs sans dormir, une pratique décrite dans le dernier livre de Marc Headley, Blown For Good.

Les documents de la poursuite sont disponibles ici.

lundi 23 novembre 2009

L’Association des jeunes pour les droits de l’homme: le loup scientologue dans la bergerie

Janvier 2007: les hebdomadaires Transcontinental de la ville de Québec publient un compte-rendu d'une soirée hommage aux droits de l'homme organisé par l’Association des jeunes pour les droits de l’homme (AJDH), mettant en vedette le chef huron Max-Gros Louis et l'actrice Marianne Fortier - la jeune Aurore dans le film du même titre.

Mettre sa notoriété au service de la noble cause des droits de l'homme est bien... non? Pas si c'est l’Association des jeunes pour les droits de l’homme, un autre groupe derrière lequel se cache... l'organisation de la scientologie.

Comme le fait Narconon, un autre groupe de la secte, en donnant des conférences dans les écoles du Québec, l'AJDH veut convaincre vos enfants des bienfaits de la doctrine de L. Ron Hubbard pour l'Humanité. Le moins que l'on puisse dire, selon cet extrait d'une brochure distribuée aux abords des écoles, est qu'il n'est clair si ce qui est promu est les droits de l'Homme ou L. Ron Hubbard:


Même constant lorsque l'on regarde le quatrième de couverture :



Cette campagne est autant plus ironique que le bilan de la scientologie en matière des droits de l'homme ferait bondir Amnistie Internationale:

  • La scientologie tient des camps de travaux forcés pour les participants de la Sea Org qu'elle veut corriger, les sinistres Rehabilitation Program Force (RPF), où les scientologues doivent effectuer des tâches ingrate pendant une centaine d'heure par semaine sans aucune rémunération.
  • Aux États-Unis, elle administre un camp, Gold Base, dans lequel les membres de la secte sont maltraités et exploités. Les scientologues présents doivent travailler une centaine d'heures, sont payés près de 0,40$ l'heure et y subissent des abus physiques. Des dispositifs de sécurités sont même mis en place afin qu'empêcher quiconque de s'échapper. Toute personne qui y manifeste son intention de quitter se voit menacé d'être coupé de sa famille si celle-ci est aussi impliqué en scientologie.
  • Toujours aux États-Unis, elle est suspecté de trafic d'esclaves, et la secte est d'ailleurs l'objet d'une poursuite en justice à ce sujet - les audiences débuteront en novembre 2010.
  • En Australie, la secte est accusé de pratiquer la torture et de forcer des femmes enceintes à subir des avortements. De plus, la secte est pointé du doigt pour avoir pratiqué du chantage auprès de ses membres.
  • La scientologie prive ses membres de soins médicaux urgents et immédiats, tel que le prouve les cas de Lisa McPherson et Uwe Stockenbrock.
  • La multinationale prive par contrat ses membres d'exercer leurs libre arbitre lorsqu'ils doivent choisir des traitements médicaux.
C'est sans parler de la politique du gibier de potente (Fair Game) tel que dictée par L. Ron Hubbard, où, au mépris de l'état de droit, les scientologues harcèlent et détruisent tous critiques par tous les moyens légaux et illégaux possibles, et ce au mépris de la liberté d'expression, de la liberté de presse et/ou de la liberté d'association.

Il serait plus exact de parler de l'Association des jeunes adorateurs de L. Ron Hubbard, si vous voulez notre avis...

vendredi 20 novembre 2009

jeudi 19 novembre 2009

France D'Amour en mode «damage control»



Pas facile pour France D'Amour de lancer un nouvel album (25 novembre à l'Excentris) quand la secte dont elle fait partie est sous les feux de la rampe pour les mauvaises raisons. Il faut dire que La Presse n'a pas aidé non plus...


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(Pratique les crédits d'impôt et les subventions gouvernementales aux artistes pour produire des albums et des spectacles. Ça permet à France de se payer plus de scientologie. C'est la secte qui doit être contente. Lâche pas France! T'es presque rendue à OT8!)


Heureusement, Alain Martineau, vice-président produits de Distribution Select veille au grain et lui écrit un communiqué de presse dans La Presse Canadienne (!) pour mousser les ventes et tenter d'éviter un flop. Extraits:

D'abord "Le Présent", une sorte de chanson hommage à ses fidèles, interprétée en duo avec Clément Jacques.

"Cette chanson est venue à force de parler du concept de l'album(...)


Les fidèles... scientologues? «Le Présent», ça fait référence au terme scientologue «present time», non? (By present time we mean the time that is now. It is the instant which is now and the successive instants of now.)

«L'autre nouvelle chanson est "Pourrons-nous jamais être amis?", interprétée avec Steve Veilleux du groupe Kaïn, où l'on parle de réconciliation. "Je me posais la question. Pourrions-nous redevenir des amis avec tout ce qui s'est fait ou se dit, comme dans un conflit guerrier, au Moyen-Orient ou en Afghanistan, a précisé la chanteuse. C'était mon point de départ. Imagine quand un couple se sépare et qu'il tente de redevenir des amis après coup. Quand je la chante, les gens comprennent le message.»

Non, France. La guerre?! Là t'essaie de nous bullshiter. Ta chanson fait référence à la déconnexion en scientologie. Tiens, Aaron Saxton est un exemple d'honnêteté. Il n'est pas trop tard.


Nous avons hâte de voir si les journalistes vont oser lui poser des questions sur sa secte. C'est même une invitation à mettre vos culottes, comme l'a fait Jean-Yves Girard.

Nous souhaitons à France des salles pleines, de quitter la scientologie et de ne pas finir dans les boules à mites comme Lucien Francoeur, le «poète-rockeur» adorateur de la secte japonaise Soka Gakkai (SGI).


P.S. Anonymous saluent en passant le fidèle collaborateur de France D'Amour, Guy Tourville, lui aussi scientologue.

Australie: nouveaux témoignages d'ex-scientologues

Depuis près de deux ans, le journaliste australien Bryan Seymour, de la chaîne Seven Network, a été à l'origine d'une douzaine de reportage à propos de la scientologie en Australie.

Dans son nouveau reportage, il cause avec une douzaine d'ex-scientologues qui témoignent des abus dont ils ont été témoins. Au programme: parjures, morts suspectes, campagne de chantage, avortements forcés et vente à pression. Certains d'entre eux sont mêmes cités dans le discours du sénateur Nick Xenophon.

Pour ceux qui lisent ce blogue en flux RRS, voici le lien vers la première et la deuxième partie.



Discours intégral du sénateur Nick Xenophon contre la scientologie





Voici une transcription intégrale du discours du sénateur australien Nick Xenophon à propos des abus de la scientologie (obtenu via Times Online).

I rise to speak tonight on an issue of utmost seriousness that I believe deserves a great deal of scrutiny by law enforcement agencies and by this parliament.

In the past few weeks, I have been contacted by former members of the Church of Scientology after I questioned the tax exemption status the organisation has under our tax laws during an interview on the Seven Network’s Today Tonight.

I want to take this opportunity to pay tribute to the work of reporter Bryan Seymour, who, under the leadership of Craig McPherson, executive producer of Today Tonight, has prepared more than two dozen stories on this organisation.

I also commend the network for its willingness to dedicate considerable resources in the courts to ensure these stories have rightly been put to air.

I was also concerned by a recent story in the Australian about the coronial inquest into the death of Edward McBride. Coroner John Lock had requested personal records of Mr McBride held by the Church of Scientology as part of the inquest but these documents were not forthcoming.

Instead, they were shifted by the organisation from Brisbane to Sydney and then on to the United States.

Since I made those initial comments about taxation on Today Tonight, a number of former followers of Scientology have written to me. These people rightly see themselves as victims of Scientology and they have provided long and detailed letters to me about the workings of this organisation.

I seek leave to have copies of these letters tabled, some of which have had the names of some Scientology followers deleted with the permission of the authors.

Having read the statements and subsequently met with the people who provided them, as well as having read a significant amount of research conducted by my office, I am deeply concerned about this organisation and the devastating impact it can have on its followers. In my view, this is two-faced organisation. There is the public face of the organisation founded in 1953 by the late science fiction writer L Ron Hubbard, which claims to offer guidance and support to its followers, and there is the private face of the organisation, which abuses its followers, viciously targets its critics and seems largely driven by paranoia.

In France, the organisation was recently convicted of fraud and it is also facing charges in Belgium.

Meanwhile, in the USA a number of former high-ranking Scientology executives have broken their silence about the organisation, talking to the St Petersburg Times in Florida where its international headquarters are located.

The executives say they witnessed the head of the organisation, David Miscavige, assault staff members dozens of times and they say he also urged others to commit assault. The executives also claim the organisation has used blackmail and threats against former members and perceived critics of the organisation, and that the organisation has knowingly repeatedly obstructed justice. Claims have also been made that information provided to the organisation by members during what are known as auditing sessions, which are a crude hybrid of confession and counselling and for which the organisation claims so-called priest penitent privilege, was then used to blackmail and manipulate members.

What we are seeing is a worldwide pattern of abuse and criminality.

On the body of evidence this is not happening by accident; it is happening by design.

Scientology is not a religious organisation.

It is a criminal organisation that hides behind its so-called religious beliefs.

What you believe does not mean you are not accountable for how you behave.

The letters received by me which were written by former followers in Australia contain extensive allegations of crimes and abuses that are truly shocking—crimes against them and crimes they say they were coerced into committing.

There are allegations of false imprisonment, coerced abortions, embezzlement of church funds, physical violence, intimidation, blackmail and the widespread and deliberate abuse of information obtained by the organisation. It is alleged that information about suspicious deaths and child abuse has been destroyed, and one follower has admitted he was coerced by the organisation into perjuring himself during investigations into the deaths of his two daughters.

These victims of Scientology claim it is an abusive, manipulative, violent and criminal organisation, and that criminality is condoned at the highest levels.

Aaron Saxton is one of the victims of Scientology who wrote to me. He was born into the organisation and rose to a position of influence in Sydney and the United States. In his statement, he says that when he was a child his mother was coerced into signing over guardianship of him to a Scientology official so he could be moved to Australia. In or around January 1990, he was told by the organisation not to report the attempted rape of him by a man. He says this was due to the organisation’s public relations policy.

Aaron was still a child when, he says, he was asked to cover up the defrauding of credit cards and cash by a Scientology employee. He says the organisation exercised frightening levels of control over followers. At least 10 times was forced to endure a diet of beans and rice for periods of up to two weeks as punishment. And because of Scientology’s bans on medications and seeking medical attention, he says, he was forced at times to extract his own teeth without the aid of painkillers.

At age 16, Aaron says, he was made a security guard for the church.

In this role, he says, he issued so-called non-communication orders on no less than half a dozen families, including his own. These orders forced members of the organisation to cut off all contact with relatives and friends for fear of punishment. In his statement, Aaron says he was also forced to participate in the illegal confinement and torture of a follower who was kept under house arrest. Aaron says he accessed more than 150 files that contained personal information on followers, much of which was obtained during so-called auditing. This information is meant to be confidential.

It is not.

Aaron says this information was used to blackmail followers to keep them in the church as well as to discredit former followers if they left. This was a condoned violation of the so-called priest-penitent privilege.

Aaron says he was also involved in deleting files of a member who had suicided.

Disturbingly, Aaron has also spoken out against the organisation’s policy on abortions.

He says while under the control of Scientology he was involved in coercing female followers to have abortions. He says this was in line with a policy designed to keep followers loyal to the organisation and to allow them to keep working for the organisation.

Aaron says women who fell pregnant were taken to offices and bullied to have an abortion. If they refused, they faced demotion and hard labour. Aaron says the hope in the organisation was that if these pregnant women were given these punishments they would give in and have an abortion or miscarry.

Aaron says one staff member used a coat hanger and self-aborted her child for fear of punishment.

He says she was released from the organisation and the files were destroyed.

In 1991 Aaron says he was sent to Scientology headquarters in Florida, where he was involved in the removal of funds from Scientology bank accounts to pay for private services for executives in the organisation.

He also says he was made to falsify bank records and ordered more than 30 people to be sent to Scientology’s work camps, where they were forced to undertake hard labour.

He also says he used personal and financial information of followers to track them down if they tried to leave. Aaron has said the organisation forced him to create fraudulent education certificates for children under the age of 15 in order to allow them to work for the organisation. He also says he was coerced into putting five individuals under house arrest on five separate occasions. These people were not permitted to leave until the organisation had obtained, through coercion, the statements it wanted.

Aaron also claims knowledge of two instances where followers in the United States confessed to murder but this information was not passed on to police. He also says while in the United States he was ordered by superiors to remove documents that would link a Scientology staff member to murder. Aaron says he and other members opened the files of several celebrity Scientologists in order to glean information which could be used as leverage to force a greater commitment to the organisation.

Some might call that blackmail.

In his statement he also details attempts which were made to coerce one celebrity Scientologist into having an abortion. He says the young man who impregnated the celebrity was forced from the organisation and cut off from his parents, who remained Scientologists.

Aaron said he was so heavily under the control of the organisation’s bizarre power structure he was complicit in ordering the beating of one follower and facilitated the beating of another. He says he was ordered to help a Scientologist who was hiding from authorities and admits to ordering the throwing overboard of a man from the Scientology ship the Freewinds. He is not sure if this order was ever carried out.

Aaron has now left the organisation and is willing to cooperate with police investigations into these matters.

He was born into the cult, and he says he regrets the control it had over him and the things he did as a result.

I ask my fellow senators: do these things sound like religious activities to you?

Does this sound like an organisation that should be receiving support from the Australian taxpayer in the form of tax exemptions because they claim to be a religion?

I have also received correspondence from Carmel Underwood, another former member and another victim of Scientology. She says that while she was working for the organisation in Sydney she fell pregnant and was put under extreme pressure to have an abortion.

When she refused, she was put on a disappearing program. Carmel also worked for the organisation’s financial planning arm and says that when requests for payments for abortions were made by the organisation’s executives they were never questioned, even though all other requests for funds were met with delays and haggled over.

Carmel says she also witnessed a young girl who had been molested by her father being coached as to what she should say to investigating authorities in order to keep the crimes secret. Carmel says she was physically assaulted by a representative of the organisation during an argument.

And when she finally left the organisation, she says, information she divulged during so-called auditing was used by members to discredit her. Carmel says she chose to speak out because she knows there are many more victims of Scientology, many of whom are still caught up in the organisation and are being physically, financially and mentally abused. Carmel’s husband, Tim, supports his wife’s story and says the couple suffered serious financial hardship because of their involvement in the organisation. He says they were forced to pay more than $100,000 (£59,000) to publicise the organisation and for so-called religious texts and courses.

It is incredible to think that the Christian Bible is free in every hotel room in the country, but Scientology texts and courses can cost followers their life savings and even fortunes they do not have and feel compelled to borrow.

One of the saddest correspondences I have received — and they are all sad — is from Paul Schofield.

He also alleges the cover-up of child abuse by the organisation and admits being part of a campaign to cover up the facts surrounding the deaths of two of his daughters.

Paul says his first daughter, Lauren, who was 14 months old, was being babysat at the organisation’s building in Sydney when she was allowed to wander the stairs by herself and fall.

She died in hospital two days later.

Paul says he felt pressured by Scientology executives not to request a coronial inquiry, pressure he ultimately gave in to. He was also told if he sought compensation from Scientology he and his wife would be ineligible for any other services.

His second daughter, Kirsty, who was 2½, died after ingesting potassium chloride — a substance used as part of a so-called purification program run by the organisation.

Under the direction of Scientology executives, Paul says he perjured himself to the police, and during the coronial inquest, in order to protect the organisation.

Under incredible pressure he agreed to lie because he was scared he would be heavily punished by Scientology if he told the truth. It is a decision he regrets to this day.

I have received statements from Anna and Dean Detheridge who claim to have been subjected to physical and mental abuse during their time with the organisation. Anna says she was instructed by the organisation to disconnect from her sister because her sister was gay and therefore, according to Scientology, dangerous, perverted and evil. Anna and Dean also provided evidence where information they and others have revealed to the church have been used to blackmail and control. They also provided more information about coerced abortions.

Kevin Mackey wrote to me detailing his 26 years of abuse in the organisation. In his letter, which I have tabled, he says: ‘‘When one begins Scientology there is nothing weird or space alien about it ... in fact Scientology as seen by a newbie is a Godsend to a troubled soul.’’

But he goes on to say: ‘‘Once you have taken the bait and become hooked, the real Scientology is presented, very slowly, over years.’’

This psychological conditioning Kevin is talking about eventually saw him and his wife hand over almost a million dollars to the organisation in exchange for services and products.

Other families have contacted me expressing grave concerns about their children who are still under the control of this organisation. But they have asked that I do not identify them for fear of never hearing from their children again. Another victim of Scientology, Peta O’Brien, wrote of being discouraged by the organisation from seeking treatment for cancer. She has also provided evidence of being assaulted and cut off from her son while they were both part of the organisation.

These allegations are serious, and many names have been removed from the letters I have tabled in the Senate tonight, but those names have not been removed from copies I am providing to the police. This organisation must be investigated. These victims of Scientology have spoken out at considerable personal risk, and I commend them for that. And I would encourage other victims of Scientology to come forward, contact the police or contact my office — but, most importantly, speak out.

I also believe the activities of this organisation should be scrutinised by parliament because Australian taxpayers are, in effect, supporting Scientology through its tax-exempt status. I say to all Australians: as you fill in your tax return next July or August, ask yourself how you feel knowing that you are paying tax and yet this criminal organisation is not. Do you want Australian tax exemptions to be supporting an organisation that coerces its followers into having abortions? Do you want to be supporting an organisation that defrauds, that blackmails, that falsely imprisons? Because, on the balance of evidence provided by victims of Scientology, you probably are.

Do we really want to be funding an organisation that turns supporters into victims in its pursuit of power and wealth? That is why I am calling for a Senate inquiry into this organisation and its tax-exempt status. In the past Scientology has claimed that those who question their organisation are attacking the group’s religious freedom. It is twisted logic, to say the least. Religious freedom did not mean the Catholic or Anglican Churches were not held accountable for crimes and abuses committed by their priests, nuns and officials —albeit belatedly.

Ultimately, this is not about religious freedom. In Australia there are no limits on what you can believe. But there are limits on how you can behave.

It is called the law, and no-one is above it.

mercredi 18 novembre 2009

Impact Campus: «Doit-on s'inquiéter de la scientologie à Québec?»

Vous connaissez la réponse d'Anonymous à cette question. Laissons plutôt le chroniqueur du journal de l'Université Laval, Patrick Petitclerc, répondre à cette question.

Extrait:

Pour ce qui est des premiers pas d’un nouvel arrivant, la corporation prend plus la forme d’un centre de développement personnel privé. Si l’on regarde le site Web de Québec, excepté le terme église, peu de choses évoquent une organisation religieuse. On y retrouve de l’information sur les drogues, les droits de l’homme, un test de personnalité, des cours et des livres à acheter. Il y a même des cours sur l’apprentissage pour les enfants écrits par l’auteur de science-fiction et fondateur du mouvement Ron Hubbard. En Suisse, plusieurs tribunaux lui ont refusé l’appellation « religion » et l’ont désignée comme exclusivement commerciale. À l’aube de l’ouverture de son centre sur la rue St-Joseph qui comprendra des alcôves de projection vidéo et un café-cantine tendance, peut-on encore considérer ce mouvement comme une religion reconnue?

Le premier ministre australien Kevin Rudd «préoccupé» par les abus de la scientologie

En réponse à la sortie en chambre du sénateur australien Nick Xenophon réclamant une commission d'enquête à propos des abus de la scientologie, le premier ministre australien Kevin Rudd reconnaît qu'il est «préoccupé» par les agissements de la multinationale en Australie. Il veut toutefois prendre connaissance des documents qui ont mené le sénateur Xenophon à réclamer une enquête parlementaire. Extrait de la dépêche de l'Australian Associated Press:

Prime Minister Kevin Rudd says he has concerns about the Church of Scientology but wants to see what material independent senator Nick Xenophon has before committing to a parliamentary inquiry.

Senator Xenophon told parliament yesterday there was criminal activity within the church and has called for a Senate inquiry into Scientology's tax exempt status.

Senator Xenophon has also called for police to investigate the church after being contacted by a number of former Scientologists who accused the organisation of shocking crimes.

Senator Xenophon said their correspondence implicated the organisation in a range of crimes, including forced imprisonment, coerced abortions, physical violence, and blackmail.



Voilà une autre tuile pour la secte en Australie. En octobre dernier, la scientologie était pointé du doigt pour son manque de collaboration dans l'enquête sur le suicide d'un militaire scientologue australien, Edward McBride. Dans les 48 dernières heures de sa vie, McBride a été contacté pas moins de 19 fois par des vendeurs à pression de la scientologie. Ces derniers lui ont laissé des messages tels que «L. Ron Hubbard désapprouverait ton attitude», «Tes actions mettent en péril le travail des autres» ou «C'est pas catholique de ne pas vouloir me contacter, t'as besoin de te faire auditer».

La semaine dernière, l'ex-scientologue australienne Mancy Many lançait son livre My Billion Years Contract. Elle effectue depuis la tournée des médias australiens en y relatant son expérience au sein du corps paramilitaire de la scientologie, la Sea Org, où tous les participants doivent y signer un contrat d'engagement d'un milliard (sic) d'années. On peut l'entendre dans cette entrevue sur les ondes de la radio publique australienne Triple J.

Après la France et l'Allemagne, l'Australie osera t-elle s'attaquer à la scientologie? C'est à suivre...

AJOUT (18/11/2009): L'intervention du sénateur Xenophon est disponible dans YouTube (première et deuxième partie):



mardi 17 novembre 2009

Australie: un sénateur traite la scientologie «d'organisation criminelle»

En Australie, le sénateur indépendant Nick Xenophon accuse la scientologie d'être une «organisation criminelle» et demande qu'une enquête soit ouverte à propos de l'organisation. Extrait de la dépêche d'Australian Associated Press à ce sujet:

Independent senator Nick Xenophon has accused the Church of Scientology of being a criminal organisation.

The South Australian parliamentarian said he had been contacted by a number of former Scientologists, after he questioned the organisation's tax exempt status in a recent television interview.

"They have provided long and detailed letters to me about the workings of this organisation," he told the Senate.

"These people rightly see themselves as victims of Scientology."

Senator Xenophon said their correspondence implicated the organisation in a range of crimes, including forced imprisonment, coerced abortions, embezzlement of church funds, physical violence, intimidation and blackmail.

"I am deeply concerned about this organisation and the devastating impact it can have on its followers," he said.

(...)


Senator Xenophon said many names had been erased from the letters he had tabled in Parliament.

"But those names haven't been removed from copies I am providing to the police," he told the Senate.

"This organisation must be investigated."





La dépêche est disponible ici. La transcription du discours du sénateur Xenophon est disponible ici.

De la fin des années 1960 au début des années 1970, la scientologie avait été banni de trois des cinq États australiens suite aux conclusions d'un célèbre rapport de parlementaire sur les dangers de la secte, le rapport Anderson.

«Blown for Good»: deux entrevues avec Marc Headley


Dans un billet précédent, nous vous invitions à lire le livre Blown for Good: Behind the Iron Curtain of Scientology, de l'ex-scientologue Marc Headley.

Dans le cadre de la tournée de promotion de son livre, le quotidien britannique The Sun l'a rencontré, et le résultat de cet entretien occupait la page centrale de l'édition de samedi dernier. (Cliquez sur l'image ou ici pour lire l'article)

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'était au tour de l'émission radiophonique de nuit Coast To Coast AM (!!!) de lui consacrer trois heures durant lesquelles Headley discutait des abus de la scientologie. L'entrevue est disponible sur YouTube, ou vous pouvez également la télécharger en version MP3 (via MediaFire).

Voici la première partie de l'entrevue:



lundi 16 novembre 2009

Témoignage d'une ex-scientologue: “You’re too open-minded to be a Scientologist."



Dans son édition du dimanche, Le New York Post publie la rocambolesque histoire d'une ex-scientologue qui n'a resté que quelques mois dans le groupe sectaire.

Son témoignage est un condensé des abus contre lesquels Anonymous proteste: l'exploitation financière éhonté de ses membres, la suppression de la pensée critique, les techniques d'intimidations, les fausses promesses de guérison de graves conditions médicales, et l'isolement forcé des membres de ceux qui sont critiques envers la scientologie.

Excédé par ce qu'elle a vu dans la scientologie, elle manifeste depuis contre la multinationale aux côtés d'Anonymous.

Voici son témoignage:

“Your face makes me want to puke.”

“You look like a big dufus sitting there.”

For two straight hours, I sat in a chair, not allowed to move a muscle or blink, staring into the eyes of the man slinging insults at me.

I was in a TR — or Training Routine — at the Church of Scientology on West 46th Street in Midtown Manhattan, a session that cost $150.

The process was called “auditing.” Ultimately, it was supposed to make your IQ skyrocket and give you greater confidence and control in life. At one point, the church brass even told me that Scientology — the religion founded by L. Ron Hubbard in 1952 that offers spiritual rehabilitation — could straighten my spine, which has been curved with Scoliosis since I was born.

I discovered Scientology one year earlier while I was surfing the Internet in Old Bridge, NJ, where I live with my parents. I came across a web forum called 4chan, where dissenters of Scientology plan protests outside of the church.

I had never been a spiritual or religious person — I was raised Christian but never went to any sort of church. Still, I only lived two hours away from the Midtown headquarters, and I was curious. I thought, “why are all these people protesting? It sounds so cool!”

So I checked it out myself. At Scientology headquarters I was led into a Basic Course Room in the basement where I met a woman who told me I had to buy a $150 class on Communications.

I told her I wanted to think it over. I was 19 and I worked at a convenience store after school and I said that my mom would freak out if I came home $150 poorer.

That’s when she tried to intimidate me.

“Mommy doesn’t want you to do it,” she said in a teasing baby voice. “Are you going to hang on Mommy’s apron strings for the rest of your life?” The class was an investment that would make me a better earner in the future, she said.

I realized that she wasn’t going to let me leave until I paid for the course. I was literally shaking.

That’s the way they work — they don’t want you to pause and consider things critically, a mode they call “in think.” They don’t give you time to be “in think” and question their practices.

But their tactics worked. I paid the fee and started my training.

The International Association of Scientologists regularly came to town to throw lavish fundraisers for members of the church. The minimum fundraising quota was always $500,000 and they would reach it in under two hours. Staffers would charge through the congregation yelling at people to donate. “This is your planet and all you care about is your money!” they yelled. “You should be giving every last dollar! If you don’t give your money you’re a Suppressive Agent!”

At one rally I saw a grown man break down in tears. “I’ve donated so much money that I’m broke. I have nothing left. You took all my money,” he pleaded.

One of the church leaders glared at him and yelled, “I know you’re holding out and that makes you a Suppressive Force!”

Meanwhile, I was moving up the ranks inside the church — I graduated from newbie to the “Academy” level and spent $1,000 for four courses.

In Academy, all the students sit in a classroom reading works by L. Ron Hubbard and filling out worksheets. In class, you’re not allowed to yawn — that means you’ve misunderstood a word that you read. If you lean over in your chair, you have to make a clay “demo” of one of the Hubbard theories.

Because I have Scoliosis, it always looks like I’m leaning. “Mandy, get the Play-Doh!” the teachers would bellow at me.

When I told my parents I was taking Scientology courses, they were horrified. But I lied to them about how much money I was spending there. I said it was all complimentary while, in fact, I was throwing thousands — all my savings and earnings — at the church.

For the leaders of the church, my parents posed a big problem. One leader, who was assigned to me, said I had to separate from my family because members could not be in the presence of those who criticize Scientology, even if they’re parents, children or a spouse. But I said I didn’t have enough money to move out and support myself.

My leader, however, could never see the other side. Once I told him that I’d looked at the Web site of the protesters against Scientology but I didn’t agree with them — I loved the church. He flew into a rage. “That’s like saying I don’t burn n- - - ers, I just like to party with the KKK!” he said.

A few months ago I met with an ethics officer of the Scientology police, and told him about my worries, including the man crying at the fundraiser. “I’m seeing a lot of things I don’t like here,” I said.

His response was that every church needed money to run. We kept arguing until he slammed his fist down and told me: “You’re too open-minded to be a Scientologist.”

At that moment I got up and walked out the front doors — into the noise and daylight of Manhattan. Right outside, clustering on the sidewalk, was a group of Scientology protesters. Without a moment’s hesitation, I joined them.

When I turned around I saw my leader, staring at me with a look of pure concentrated rage.

But I’m not afraid of them. My father’s a police officer and that means that they’ll leave me alone. Deserting the church is like having a 100-pound parasite pried off your back. I may be broke but I finally feel free — because I have a mind of my own.


dimanche 15 novembre 2009

Vidéo du dimanche: «I can tell you're stuck in an electronic incident on your whole track»

En août 2009, un ex-scientologue britannique proteste pacifiquement avec Anonymous contre les méfaits de la secte de scientologie. Un scientologue se pointe... et voici un vidéo de la discussion. Jugez pa vous-même si les réactions et les propos du scientologue sont normaux.



Ce vidéo remet sur le tapis cette question: est-ce que cet homme était déjà de nature agressive avant d'adhérer à la scientologie, ou est-ce la scientologie qui a rendu cet homme agressif?

Devenu culte, le vidéo fait l'objet de pastiches. En voici une hilarante reprise avec un participant d'Anonymous et le critique Mark Bunker:



Signée TheEvilOfScientology, une version animée:

vendredi 13 novembre 2009

À lire absolument: «Blown for Good: Behind the Iron Curtain of Scientology»


L'un des livres les plus attendus de l'année - du moins, par les militants anti-scientologie - vient finalement de paraître: Blown for Good: Behind the Iron Curtain of Scientology, de Marc Headley.

De 1989 à 2005, Headley a non seulement été membre de la Sea Org, le corps d'élite paramilitaire de la scientologie, mais il a travaillé à Gold Base, un camp scientologue apparenté à un goulag situé à Hemet, à environ 150 kilomètres à l'est de Los Angeles. Il a été un proche de la haute direction de la secte et a même été, à une certaine époque, un proche de Tom Cruise. Excédé par les conditions de travail inhumaines de la Sea Org - semaine de travail de 100 heures, salaire de 0,40$ de l'heure, abolition des libertés individuelles et abus physiques et psychologiques répétés de la haute direction envers les employés -, il s'évade de Gold Base en 2005. Le mot s'évader n'est pas exagéré: Gold Base est une forteresse où des pics de métal sont installés sur les clôtures, question que les membres de la Sea Org ne puissent pas fuir. Preuve photo:

(Photo de la base paramilitaire scientologue de Gold Base — source: Angry Gay Pope)

Headley y relate son passage dans ce récit où la scientologie est dépeint comme un enfer où se croise une super-bureaucratie dans laquelle tout doit être fait selon les écrits et dires de L. Ron Hubbard, tout aussi surréalistes peuvent-ils être; et une dystopie ultra-capitaliste où les employés, sous-payés et déprivés de liberté, se doivent d'être de plus en plus performants, sous peine de subir punitions physiques et préjudices moraux.

Écrit avec brio dans un style où l'auteur arrive à jumeler dénonciation sérieuse et humour, Blown For Good est une lecture essentielle pour quiconque veut en savoir plus sur les abus de la scientologie.

Le livre est disponible chez Amazon ou directement sur le site Web de l'auteur.

jeudi 12 novembre 2009

L'Académie des Petits Phénix: cherchez l'erreur...

L'école primaire scientologue L'Académie des Petits Phénix lance une campagne de recrutement dans l'Internet. Le moins que l'on puisse dire est que cette campagne connaît des ratés...

De un, il y a une belle faute de frappe que personne ne peut ignorer. Vous me direz que des bloggeurs anonymes qui écrivent à propos de la scientologie en font aussi... à la différence que nous n'avons pas la prétention d'être les gardiens d'une technologie qui rend l'homme infaillible, et que nous n'enseignons pas le français à des enfants.

De deux, cette capture d'écran a été effectué sur... un site érotique!

mercredi 11 novembre 2009

Hambourg: manifestation mondiale contre la scientologie du 3 au 6 décembre

Anonymous organise une série de manifestation à Hambourg du 3 au 6 décembre afin de s'opposer à la scientologie. Des manifestants de tous les pays sont attendus à ce qui promet d'être un évènement incontournable.

Le 5 décembre est la date à laquelle, suite à 17 jours de mauvais traitements et de séquestration dans un commerce de la secte en Floride, Lisa McPherson est décédée. Pour plus d'informations, visitez le site d'Anonymous Hambourg.

Voici la bande-annonce de l'évènement:



Une manifestation aura aussi lieu à Montréal samedi le 5 décembre. Restez à l'écoute pour les détails.

mardi 10 novembre 2009

Centre de dianétique: un autre groupe de façade de la scientologie



Cette photo, prise au début novembre, prouve que la scientologie, sous le couvert d'un «Centre de Dianétique» vient d'ouvrir un autre commerce à Montréal, près du Carré Saint-Louis, à la frontière du Quartier Latin.

Écrit par le fondateur de la secte, L. Ron Hubbard, aux débuts des années 1950, La Dianétique est l'un des livres de pseudo-sciences les plus vendus dans l'histoire de l'édition. Écrit dans un style lourd et soporifique - question de mieux hypnotiser le lecteur? -, Hubbard y entremêle des notions de psychanalyse, de psycho-pop et d'hypnose et prétend avoir conçu une thérapie miracle qui guérirait tout, même les maux incurables.

(Notons que si les techniques de La Dianétique ont fait le plus grand bien à la santé financière d'Hubbard, qui en 1982 avait amassé une fortune personnelle estimée à 200 millions de dollars, elle n'ont en revanche fait aucun bien sur sa santé mentale: à sa mort, les médecins légistes ont retrouvé des traces de Vistaril dans son sang. Comble de l'ironie, le Vistaril est un médicament utilisé en psychiatrie pour combattre l'anxiété. Ironique de constater que La Dianétique n'est pas venu à bout des problèmes mentaux de L. Ron Hubbard...)

Près de 60 ans après sa publication, La Dianétique est utilisée comme appât afin d'attirer en scientologie des gens qui croient avoir affaire à un livre de croissance personnel. Rien de bien nouveau sous le soleil, l'organisation reprend une stratégie vieille comme le marketing et la politique: cacher la scientologie derrière des groupes paravents afin de mieux la promouvoir. Puisque la marque «Église de scientologie» a mauvaise presse, d'autres sont utilisés pour diffuser les idées de la scientologie: Narconon Trois-Rivières, Académie des Petits Phénix, WISE... ou Centre de Dianétique.

L'ancienne adresse du «Centre de dianétique de Montréal» était la même que le commerce de la scientologie; il est logique de louer un autre local afin de mieux cacher les liens unissant les deux.

Les deux locaux sont distincts, mais les faits ne mentent pas: il s'agit bel et bien d'un local de scientologie déguisé. De un, une rapide recherche dans Google démontre qu'un des numéros de téléphone sur l'affiche est le téléphone portable de Renald Fortin, un scientologue notoire. De deux, tel que l'explique avec son éloquence habituelle l'auteur du blogue critique Ask The Scientologist, le nom Dianétique est systématiquement utilisé par la multinationale dans des endroits où la scientologie n'est pas la bienvenue:
So, Dianetics was brought back from obscurity as the ultimate front-group for Scientology. That's why you don't see Scientology in the malls. That's why you don't see Scientology on the streets, at the "stress test" tables. You only see Dianetics. It's a trick.

And that's why you see "Dianetics Centers", as a business, in countries and cultures where the religion of Scientology would be unwelcome. But, even with that name it is and will always be Scientology.

In this way, the Church of Scientology attempts to have its cake and eat it too. It tries, with Dianetics, to get all the benefits of being a money-making non-religious business, while still, under the Scientology name, attempting to get all the benefits and protections of being a religion. It's the same organization, trying to play the game both ways.
Maintenant, la question de 15 millions de dollars: pourquoi avoir choisi ce bureau plutôt qu'un autre? C'est qu'il est probable que la multinationale de la scientologie veuille se rapprocher des étudiants.

En juillet 2007, elle a acheté de l'UQAM (!) l'édifice La Patrie pour un montant de 4,7 millions afin d'y aménager un nouveau commerce.... à deux pas de l'UQAM. (Au moment d'écrire ces lignes en novembre 2009, l'édifice est encore vacant).

En avril 2009, un des groupes de façade de la secte, la Commission des Citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) a réussi à tenir pour une semaine, moyennant un paiement d'environ 1,250$, une exposition anti-psychiatrie dans les murs même de l'Université Concordia. Le groupe y faisait la promotion du discours haineux de la scientologie envers la psychiatrie.

Et maintenant, l'organisation ouvre un local à quelques centaines de mètres de marche de l'UQAM.

Pourquoi autant d'intérêt envers les étudiants? Ils ont toujours été des cibles privilégiés des groupes sectaires... car quoi de plus vulnérables que des jeunes hommes et des jeunes femmes aux brillants futurs qui se posent des questions sur le sens de la vie?

Ainsi, les universitaires d'aujourd'hui sont ceux qui, demain, auront de l'argent, de l'influence et un réseau de contacts dans lequel ils pourront diffuser la pseudo-science de la scientologie.

Attendons-nous à une campagne de recrutement majeure du groupe. D'autant plus que, partout à travers le monde, les scientologues quittent massivement la secte. Aux États-Unis, où les scientologues sont les plus nombreux, l'American Religious Identification Survey de 2008 démontre que, d'environ 55,000 en 2001, le nombre a dramatiquement baissé à environ 25,000. Et ces chiffres ont été compilés avant la campagne mondiale d'Anonymous contre les abus de la scientologie et les fracassantes sorties publiques d'anciens adeptes tels que le réalisateur Paul Haggis, Mark Headley, Marty Rathbun ou, en Europe, d'Alain Stoffen.

Au Québec, les courriels internes de la scientologie démontrent que les scientologues québécois sont démotivés. Extrait:

Épargnez-moi vos sursauts d'indignation, parce que la majorité d'entre nous ne font ABSOLUEMENT RIEN pour disséminer la Scientologie à Montréal. Parce que si c'était le cas, on serait pas seulement 33 aux events de fundraising, on serait pas seulement 25 au GIM (pour ceux qui ne savent pas c'est quoi le Groupe Idéal de Montréal, c'est le groupe que Yves Fiset a mis sur pied pour faire boomer la dissémination à Montréal) et l'org et le champs de Montréal ne serait pas toujours aussi petits!

Pas étonnant que la scientologie veut un peu de sang neuf. Elle risque toutefois de frapper un nœud dans ces campagnes de recrutement: la communauté de l'UQAM, informée par Anonymous, est maintenant au courant des abus financiers et psychologiques de la scientologie. Elle observe, s'informe... et elle n'aime pas ce qu'elle voit.

À suivre?

Manifestation du 7 novembre: victoire épique


Une douzaine de participants d'Anonymous ont fièrement manifesté samedi dernier en face des locaux de la scientologie au coin de Papineau et Mont-Royal. La population semblait particulièrement ravi d'être informé de la condamnation de la secte en France pour «escroquerie en bande organisée».

Un vidéo des faits saillants de cette manifestation sera disponible sous peu.

dimanche 8 novembre 2009

Italie: enquête criminelle ouverte contre la scientologie

Après la France qui a condamné la scientologie pour «escroquerie en bande organisée» et la Belgique qui poursuit la multinationale pour escroquerie, extorsion, exercice illégal de la médecine et infractions aux pratiques du commerce, c'est au tour de l'Italie d'enquêter sur la scientologie, selon ce que rapporte le quotidien La Stampa.

À quand le Québec, où les pratiques sont les mêmes?

vendredi 6 novembre 2009

Une autre enquête en trois parties à propos des abus de la scientologie (3): la grande évasion de Don Jason

Même si les abus de la scientologie ne vous intéresse pas, la troisième partie de l'enquête du St. Petersburg Times à propos des efforts de la scientologie afin d'empêcher ses membres de se sauver vous intéressera. (Vous pouvez lire ici la première et deuxième partie).

L'ex-scientologue Don Jason y raconte dans le menu détail sa spectaculaire évasion d'un enlèvement commis par des responsables de la scientologie. Enfermé dans une des pièces du bateau de croisière de la secte, le Freewinds, Jason est parvenu à s'échapper et à sauter par-dessus bord afin de fuir la scientologie à tout jamais.

Question: quel espèce de groupe enlève ses propres membres?!

AJOUT (6/11/09): voici un témoignage vidéo de Don Jason, produit par le St. Petersburg Times.